EMPLOI ET DÉVELOPPEMENT SOCIAL EN EUROPE 2020

Le 6 octobre 2020, EFEE a participé à la conférence en ligne "Leaving no one behind and striving for more : Fairness and solidarity in the EU social market economy", organisée par la Commission européenne. La conférence a examiné les principales conclusions du rapport ESDE 2020 (Employment and Social Developments in Europe) du même titre, suite à une première discussion lors d'un séminaire en ligne le 15 septembre 2020, et a facilité des discussions de groupe sur leur impact et leur pertinence dans le contexte de la crise Covid-19 et en vue du plan d'action pour la mise en œuvre du pilier européen des droits sociaux. Le rapport ESDE est préparé chaque année par la Direction générale de l'emploi, des affaires sociales et de l'inclusion (DG EMPL), fournissant des données actualisées sur les développements économiques et sociaux en Europe et discutant des initiatives politiques à l'échelle de l'UE. Célébrant son dixième anniversaire, le rapport ESDE 2020 a été élaboré dans le contexte de la crise Covid-19 et des défis qui en découlent pour le marché du travail.

La conférence a été ouverte par M. Nicolas Schmit, commissaire chargé de l'emploi et des droits sociaux, et le représentant de la présidence allemande, M. Rolf Schmachtenberger, secrétaire d'État du ministère fédéral allemand de l'emploi et des affaires sociales. Dans leur discours d'ouverture, le commissaire Schmit et M. Schmachtenberger ont tous deux convenu que la pandémie a déclenché des changements socio-économiques profonds et durables, augmentant le risque d'inégalités sociales et d'exclusion au sein des sociétés européennes. À cet égard, les groupes à faible revenu en particulier, notamment les femmes, les parents isolés, les enfants et les travailleurs peu qualifiés comme les migrants, seraient les plus touchés, compte tenu de leur accès déjà limité aux services avant la crise. Dans ce contexte, le commissaire Schmit et M. Schmachtenberger ont tous deux conclu que le plan de relance et de transformation de l'Europe doit se fonder sur les principes du pilier européen des droits sociaux : une croissance inclusive et durable, la solidarité et l'équité. Sur la base de ces principes, les mesures politiques prises jusqu'à présent ont été élaborées dans les groupes suivants.

Les panels et les sessions thématiques parallèles qui ont suivi étaient composés d'acteurs clés issus, entre autres, de la Commission européenne, de la présidence allemande et des partenaires sociaux intersectoriels. Afin de construire des États providence plus résilients, les panélistes ont convenu que les mesures de solidarité prises jusqu'à présent, telles que le salaire minimum, l'Agenda européen des compétences, les programmes de chômage partiel, se sont révélées efficaces. Toutefois, en raison d'un manque de données et de moyens financiers, un engagement à long terme des États membres en faveur de ces mesures serait menacé. Par conséquent, les panélistes ont plaidé avec force pour le renforcement du dialogue social et la création d'une plus grande synergie entre les fonds et les mesures politiques. Le rôle des partenaires sociaux et du dialogue social a été souligné comme étant extrêmement utile et important en matière d'équité sur le lieu de travail,

La conférence a été clôturée par Joost Korte, directeur général de l'emploi, des affaires sociales et de l'inclusion à la DG EMPL, qui a conclu que l'investissement dans les compétences et l'éducation est aujourd'hui plus que jamais crucial pour la relance de l'UE (analyse des années et des années du semestre européen). Nous avons maintenant une crise et des fonds disponibles et nous devons appliquer ces fonds là où ils sont le plus nécessaires, comme le montrent des instruments tels que le Semestre de l'UE.

Pour plus de détails, veuillez contacter isaline.ossieur@educationemployers.eu

Image : par la DG EMPL, Flicker (licence CC)

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Paul George Jersey